Khaled Jarada & Hani Biari

Khaled Jarada & Hani Al Barie

French below

Khaled Jarada is a visual artist, born in 1996, studied multimedia, participated in various local exhibitions, and has experience in drawing comic books for children. Hani Al Barie is a writer, from Palestine, born in 1990, started writing poetry, published his first book entitled Maybe” in 2013, and then began to pay attention to writing for the child. He has 4 picture books for children, working in  Tamer Institute for Community Education, on programs related to encouraging reading between Palestinian children and youth.

Khaled Jarada is an artist, Hani Al Barie is a writer both of them based on Gaza. Their drawings and poems deal with the border experience during a pandemic. They focus on the barriers, like dots that separate the different worlds from each other. With a brush, a color, and a poem that accompanies it, they erase then recreate this border between inside and outside.

Week 1

Here is the almost-dead, which escapes, like all dreams,

It’s at his heart that the hand of the desert extends,

He carries all the seas of this universe and trots.

He wears blue, and his green days,

He carries all the joy,

All the ruptures, all the sorrows and the disappointments

He wears winter and searches for another land,

Where he will say to the raining clouds,

To sow the sea in a land other than the one we know.

Hope was the last breath of the traveler,

Hope was his land.

Week 2

So,

This is his first picture,

The traveler shrinks on himself, his boundaries are clear,

This is not unlike his features, as everything mixes

Who are like him,

We don’t know what that will wake him up shortly,

Let’s write all of this about him,

We don’t know what changed his heart,

Its borders are clear, and this is not similar to its features.

The traveler was alive, in a place of confinement.

Others were with him, others were like him.

Week 3

For the first time,

The traveler opens his eyes to see his city of light,

The neighbourhood looks like the city, embraces it,

The traveler wiped away the night darkness of his eyes, to know the city, his city, the first colour.

The traveler says to himself: “Sleep, little one, so that fear will go away and be reassured.”

The earth was calm within the traveler’s arms.

The earth slept. Like everything.

The city was above all the home of the traveler,

The city was his land.

 


Khaled Jarada est un artiste visuel, né en 1996. Il a étudié le domaine du multimédia, a participé à diverses expositions locales, et a une expérience dans le dessin de bandes dessinées pour enfants. Hani Al Barie est un écrivain, originaire de Palestine, né en 1990. Il a commencé à écrire de la poésie et il a publié son premier livre intitulé «Peut-être» en 2013. Puis il a commencé à s’intéresser à l’écriture pour l’enfant. Il a 4 livres d’images pour enfants. Il travaille à l’Institut Tamer pour l’éducation communautaire, sur des programmes liés à l’encouragement de la lecture pour les jeunes enfants palestiniens.

Khaled Jarada est un artiste, Hani Al Barie est un écrivain basé à Gaza. Leurs dessins et poèmes traitent de l’expérience frontalière lors d’une pandémie. Ils se concentrent sur les barrières, comme des points qui séparent les différents mondes les uns des autres. Avec un pinceau, une couleur et un poème qui l’accompagne, ils effacent puis recréent cette frontière entre l’intérieur et l’extérieur.

Semaine 1

Voici le presque-mort, qui s’échappe, comme tout rêve,

C’est à son cœur que la main du désert s’étend,

Il porte toutes les mers de cet univers et trottine.

Il porte le bleu, et ses journées vertes,

Il porte toute la joie,

Toutes les ruptures, toutes les peines et les déceptions

Il porte l’hiver et recherche une autre terre,

Où il dira aux nuages de pleuvoir,

Pour semer la mer dans une terre autre que celle que nous connaissons.

L’espoir était le dernier souffle du voyageur,

L’espoir fut sa terre.

Semaine 2

Donc,

Ceci est sa première photo,

Le voyageur se rétrécit sur lui-même, ses limites sont claires,

Ce n’est pas sans rappeler ses fonctionnalités, car tout se mélange avec

Qui sont comme lui,

Nous ne savons pas ce qui va le réveiller sous peu,

Écrivons tout cela sur lui,

Nous ne savons pas ce qui a changé son cœur,

Ses frontières sont claires, ce qui n’est pas similaire à ses caractéristiques.

Le voyageur était vivant, dans un lieu d’enfermement.

D’autres étaient avec lui, d’autres étaient comme lui.

Semaine 3

Pour la première fois,

Le voyageur ouvre les yeux, pour qu’ils voient la ville de lumière,

Le quartier ressemble à la ville, l’embrasse,

Et efface le noir de la nuit de ses yeux, pour qu’ils connaissent la ville, sa ville, la première couleur.

Le voyageur se dit: “Dors, petit, pour que la peur s’en aille et rassure-toi.”

La terre était calme au sein du voyageur.

La terre dormait. Comme tout.

La ville était avant tout la maison du voyageur,

La ville était sa terre.